C’EST PAS DE LA CUISINE

 

C’EST JUSTE PRÉPARER LE REPAS

C’EST JUSTE SE NOURRIR

 

 

Assurer tous les jours des repas équilibrés, préparer des repas à emporter, faire manger aux enfants (et aux adultes) des légumes, un tas de bonnes choses dont  ils n’ont pas envie, le tout avec le nez dans un livre de recettes, après une journée ou une semaine de travail, c’est pas facile!
Pourtant avec un peu de méthode et d’organisation, se nourrir sainement, tout en se régalant, c’est relativement simple.
C’est pas de la cuisine, juste préparer des repas, beaucoup de repas.

PREVOIR

Se nourrir correctement paraît d’autant plus facile que l’on intègre une donnée fondamentale: l’anticipation, d’autant plus sain et économique que l’on pratique des achats de saison et que l’on prépare les plats à la maison.

Faire les courses, faire le marché, surtout en famille, ça peut même être ludique et éducatif quelque soit le commerce choisi (magasin, marché,AMAP,  ou un peu de chaque). Il est primordial de bien choisir les ingrédients, la question des recettes se pose plus tard.

Gérer soigneusement le stock des denrées de base (dites «du placard») permet  de toujours acheter au meilleur prix en profitant éventuellement des promotions.

Il suffit ensuite de se donner du temps (partage des tâches dans la mesure du possible) pour mettre au point les menus en fonctions des denrées disponibles et préparer à l’avance certaines préparations
(congélation… précuisson… décongélation suivant les cas).
Le temps commun peut aussi être consacré à imaginer quelques assemblages inédits, voire ludiques.

DES OUTILS SIMPLES : préparer, peler, trancher, cuire, râper.

En premier lieu, il est urgent de se méfier, à priori, de tous ces beaux engins coûteux destinés à vous simplifier la vie en multipliant le prix de votre assiette ou de votre tasse.
Quelques bons couteaux, une planche à découper conséquente, un ou deux éplucheurs de différents types, une râpe quatre faces vous permettront de préparer les légumes.

Pour la cuisson, un cuit vapeur avec minuterie (si possible en inox, ras le bol de manger du pétrole)
un wok, une poêle (en fonte) quelques plats à gratin (avec ou sans couvercle), un mixer-plongeur et quelques casseroles feront l’affaire

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Pour la table, faîtes vous plaisir (durablement) en utilisant de la belle vaisselle qui passe au lave-vaisselle bien sur (les nouveaux sont plus économes que nos grands-mères).

Toute cette batterie peut bien sur se trouver avec encore plus de bonheur écologique dans les vide-greniers, ressourceries et autres sites de vente aux enchères ou d’occasion (surtout les lendemain de fête des mères!)

 

A PROPOS DU VÉGÉTARISME

Sans sectarisme ni exclusion, il va de soi que tendre vers une nourriture plus végétale qu’animale est un gage de santé, d’équilibre et d’économies.
Tous les diététiciens qui n’ont pas de livre à vendre confirment que l’équilibre nutritionnel repose sur un maximum de variété dans des ingrédients le moins raffinés possible (céréales complètes par exemple) mettant en jeu un minimum de viande, charcuterie et graisses animales
Il n’est pas obligatoire de se passer de viande pour manger mieux, mais simplement d’en manger moins et meilleure. Comme par le passé, la viande redevient un produit festif et goûteux, deux à trois fois par semaine au maximum. Toutefois, il est clair que l’on peut s’en passer complètement en appliquant quelques règles nutritionnelles de base incluant le lait, les œufs et le fromage. Pour savoir si l’on peut, il faut essayer. Il n’est pas question de se priver de ce que l’on aime, mais surtout de ne pas se priver de ce que l’on croit ne pas aimer

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L’alimentation végétarienne est pleine de découvertes, de surprises et de goûts nouveaux

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 LES INGRÉDIENTS D’UN RÉGIME A  BASE VÉGÉTARIENNE

 LES CONDIMENTS

  • des épices variées (curcuma, paprika, cumin, curry, etc…)

  • du bouillon de légumes en poudre (dans de bons magasins bios)

  • Soyu, tamari, umébosis, gomasio,graines diverses et variées, tofu (fumé), vinaigres, sels, poivres .

  • des herbes fraîches (ou surgelées) : ail, oignons, gingembre, thym, romarin, menthe, origan,ciboulette, basilic…

  • différents fromages à fondre

  • des huiles végétales variées à cuire ou non: olive, tournesol, colza, courge, noix, sésame…

  • de la crème fraîche, ou/et un choix de crèmes végétales (amande, soja, riz, coco)A lui seul, le bouillon de légumes servira de base condimentaire. A lui seul, il réunit plusieurs de ces ingrédients (dont le sel).

QUELQUES PRINCIPES DE BASE POUR ACCOMMODER LES LÉGUMES CUITS

Le plus simple est de les cuire préalablement à la vapeur, épluchés ou non suivant le produit, un peu fermes et croquants.
En programmant l’appareil, cela se fait aisément à l’avance ou en votre absence.

On peut ensuite  les faire sauter rapidement dans une poêle ou un wok où l’on aura auparavant doré un peu d’oignon et d’ail dans de l’huile d’olive, avec au choix du gingembre, des herbes,du piment…. Un peu de poudre de bouillon de légumes pour assaisonner, quand c’est chaud et ‘est prêt !

On peut évidemment, avec certains légumes , les faire sauter crus de la même façon. C’est toujours pas de la cuisine mais c’est bon.
Il est possible d’oser tous les mélanges pour abandonner ensuite les essais non concluants.

 

 

Chacune de ces poêlées pourra être accompagnée d’une céréale complète préparée en suivant le mode d’emploi indiqué sur l’emballage.

Les restes assemblés dans un plat à gratin, saupoudrés d’un peu de chapelure ou de parmesan et réchauffés au four meubleront avec bonheur un repas du soir.

 

Il ne faut jamais perdre de vue l’équilibre en protéines d’une journée végétarienne. En l’absence de produits laitiers ou d’œufs il faudra veiller à ajouter au menu une légumineuse (par exemple une salade de lentilles ou des pois chiches).

 

Pour les entrées, la meilleure solution est de présenter sur la table, à chaque repas, un assortiment de légumes que chacun accommodera à son gré: salades variées, chou -fleur cru ou cuit, carottes râpées, betteraves râpées ou cuites, céleri, radis noirs ou roses, haricots verts, petits pois crus, maïs en grains, pois chiches, lentilles, courgette crue, concombre, poivrons, tomates……

 

Vous pourrez les accompagner: d’huiles, de vinaigres, de graines germées, croûtons, dés de fromage, olives, tomates séchées, algues en paillettes, sel, poivre, etc…
Toutes  les combinaisons sont possibles au gré des saisons.

 

Vous pourrez aussi facilement préparer des gratins ou des tians variés.

Le principe du tian consiste à alterner dans un plat à four des couches de légumes tranchés finement.
Chaque couche est assaisonnée légèrement (bouillon de légumes) et arrosée d’un peu d’huile d’olive.
La couche inférieure est obligatoirement constituée d’oignons ou d’échalotes
La couche supérieure sera faite de tomates ,pendant la saison (toute l’année si on congèle des tomates en tranches). Leur jus imprégnera les autres couches à la cuisson. En l’absence de tomates il faudra arroser le plat d’un peu de liquide.
Le tout passera au four 1 heure à 180 ° couvert, puis 15 mn à découvert. Servez chaud !

Pour les gratins vous utiliserez des légumes précuits à la vapeur que vous napperez d’un mélange, de crème (au choix) d’œuf et de fromage ou simplement d’un peu de crème. Après 30 mn au four, l’affaire est entendue.
La même chose est faisable avec des légumes réduits en purée ou des restes.

 

La soupe  est une bonne solution pour utiliser les quelques légumes qui restent dans le bas du réfrigérateur (trop peu pour en faire un plat) sur une base de pomme de terre ou de courge.

On peut aussi en faire beaucoup, la soupe se congèle très bien et c’est agréable d’en retrouver les jours de flemme ou de grande presse.
Servir de la soupe souvent peut aisément provoquer un rien de lassitude. Il est donc souhaitable de la «customiser» à l’aide d’accessoires goûteux ou ludiques qui permettront à chacun d’agrémenter son assiette ou son bol.
Au choix: croûtons, fromages variés, tomates cerises, olives, noix, ail, algues en paillettes, levure maltée, épices.

Tant qu’à consacrer son temps et son énergie à préparer un repas -autant envisager de doubler les quantités -ainsi vous serez deux fois moins aux fourneaux
Soit vous servirez le même plat (réaménagé) deux fois dans la même semaine, soit vous en congèlerez la moitié pour une prochaine fois. (Cela vaudra toujours mieux que d’acheter des plats industriels). Tout ne se congèle pas avec bonheur  mais apprendre fait partie de l’évolution des espèces    …

La simplification de la préparation des repas passe par l ‘utilisation quotidienne des céréales, féculents et légumineuses…

Et surtout, le pain redeviendra ce qu’il a toujours été avant de se faire blanchir industriellement: un aliment

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Le pain sera le plus complet possible, riche de ses  ferments, de ses fibres, de ses  nutriments et de ses protéines.

Une belle tranche de pain de seigle grillée, de la ratatouille et quelques pois chiches…

Dans la mesure du possible, tous les ingrédients sont bio ou du moins produits intelligemment (si, si, ça existe )

La cuisine végétarienne revient moins cher que la cuisine traditionnelle, les céréales et les légumes étant relativement bon marché .

D’autre part on trouve des légumes bio surgelés de bonne qualité et pratiques à utiliser: c’est une bonne solution de dépannage.

 

A PROPOS DE BÉBÉ

Dans la mesure ou l’on dispose en permanence de légumes cuits à la vapeur et de céréales il sera aisé de faire manger bébé comme les grands en tenant compte de son âge
On pourra aussi congeler des purées et des soupes pour répondre facilement à des besoins sans se prendre la tête .
On aura aussi soin de disposer en permanence de fruits cuits et de compotes diverses pour s’ épargner le calvaire des petits pots industriels fussent ils bio .

 

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