DE LA CHOUCROUTE COMME UNE OEUVRE D’ART

15 octobre 2020 Le gênant vert Les classiquesLes produits de saison

Au commencement sera un beau chou (Quintal d’Alsace tant qu’à faire ), cultivé avec amour et fraîchement cueilli, ou un beau chou blanc fraîchement acheté, voire même un tas de choux , c’est pas du luxe !

Au suivant sera un joli pot de grès avec joint à eau (ça c’est indispensable, pour la réussite et aussi pour l’odeur, la choucroute ça ne sent pas la rose….heureusement )

Quelques instruments ensuite: un rabot à chou par exemple ( celui de la maison vient de chez un brocanteur ), mais un bon couteau fera très bien l’affaire ( ce sera juste un peu plus long ), un instrument contondant pour tasser, une balance de ménage, un saladier, une dosette pour le sel, des bricoles en somme

Il s’agira maintenant de hacher finement le chou en ayant soin de retirer les morceaux de trognon ou les côtes trop dures.
Il suffira ensuite de ranger le chou dans le pot kilo par kilo en salant chaque couche avec 25 grammes de sel fin, de tasser toutes les deux ou trois couches suffisamment pour que l’eau des choux sorte, mais sans les écraser (plus facile à taper avec deux doigts qu’à faire! ).
Un torchon se sacrifiera sur le dessus afin de recouvrir le tout. Les poids prévus à cet effet complèteront l’opération (le liquide doit dépasser sinon rajouter un peu d’eau tiède ).

Après une bonne quinzaine passée au chaud dans la maison, le gazouillis des bulles dans l’eau du joint vous avertira qu’il est temps de ranger la préparation dans un endroit frais ( à la cave dans nôtre cas ) où la magie (aussi nommée fermentation lactique ) finira d’opérer.

Un bon mois plus tard, il sera temps de goûter.Le chou aura pris une belle teinte presque dorée, il sera encore doux ( on peut le déguster en salade juste rincé )

Et voilà le tour est joué. Si on est sûr de ne pas aimer la choucroute suite à quelque expérience malheureuse autour d’une montagne de charcuterie graisseuse recouvrant un petit tas de mousse verdâtre et acide aux côtés de deux pauvres patates égarées (royale …tu parles! ), dîtes vous bien qu’on ne parle pas de la même chose.
On parle d’un légume tendre et goûteux, a la douceur presque sucrée, qui n’a besoin que d’une douce cuisson à la vapeur en compagnie d’un oignon, d’une pomme et de quelques carottes pour accompagner des pommes de terre au four nappées de beurre salé .

Le bonheur c’est pour maintenant.

 

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